Saison 2018/2019

2 Dixit Dominus

 

 

 

Antonio Lucio VIVALDI – 1678-1741
 

Vivaldi né à Venise est le fils de Camilla Calicchio et de Giovanni Battista, tous deux fille et fils de tailleur. Giovanni Battista s'installe à Venise en 1666. Il y devient Barbier et exerce comme violoniste à la prestigieuse chapelle ducale de la basilique San Marco de Venise sous le nom de Rossi. Il est le premier professeur de musique de son fils. Vivaldi a été aussi un des élèves de Legrenzi.

 

Vivaldi est destiné à la prêtrise, il est tonsuré en septembre 1693, en avril 1699 il est sous-diacre et ordonné en mars 1703. Il participe parfois à l'orchestre de San Marco pour renforcer le pupitre des violons. Vers 1706, il cesse de dire la messe en raison d'une maladie d'enfance mais aussi peut-être par opportunisme.

 

En septembre 1703 Vivaldi est maître de violon à l'Ospedale della Pietà, un célèbre interna treligieux destiné à l'éducation de jeunes filles orphelines. Elles y reçoivent un enseignement soigné dans le but d'obtenir plus tard un emploi. Un certain nombre d'entre elles reçoivent une éducation musicale poussée. Les concerts qu'on y donne sont courus par l'aristocratie vénitienne et les visiteurs étrangers.

 

En mars 1713, il crée son premier opéra à Vicenza, Ottone en villa, sur un livret de Nicolò Biancardi Bastiano, alias Domenico Lalli, un escroc recherché par la justice napolitaine, écrivain à la mode et ami de Vivaldi qui remplace Francesco Santurini comme impressario du théâtre S. Angelo.

Vivaldi a composé un nombre considérable de concertos, sonates, opéras et pièces religieuses : il se targuait de pouvoir écrire un concerto plus vite que le copiste ne pouvait le transcrire. Il fut l'un des plus célèbres et admirés violonistes et compositeurs de la période baroque, en tant qu'initiateur principal de concerto de soliste, dérivé du concerto grosso. Il sera autant entrepreneur de spectacles que compositeur, il fut aussi professeur de violon puis « maître de concert » du Seminarion musicale dell'Ospedale della Pietà.

Comme ce fut le cas pour de nombreux compositeurs du XVIII siècle, sa musique, de même que son nom, fut vite oublié après sa mort. Elle ne devait retrouver un certain intérêt auprès des érudits qu’au XIX siècle ; cependant, sa véritable reconnaissance eu lieu pendant la première moitié du XX siècle grace aux travaux de lettrés, de musicologues, de musiciens et à l'enthousiasme d'amateurs éclairés.

 
 
Baldassare GALUPPI – 1706-1785
 

Compositeur italien, né sur l'île de Burano proche de Venise, surnommé Il Buranello d'après son lieu de naissance, Galuppi appartient à la génération de compositeurs tel que Christoph Willibald Gluck, Domenico Scarlatti et Carl-Philipp-Emanuel Bach, dont les œuvres sont emblématiques du style galant répandu en Europe durant le XVIII siècle.

Galuppi apprend d'abord la musique avec son père, barbier de profession, mais aussi violoniste amateur. À 16 ans, il se rend à Venise où il vit des salaires perçus comme organiste dans différentes églises, puis étudie, sur la recommandation de Benedetto Marcello, le clavecin et la composition avec Antonio Lotti. Son premier opéra, composé à 16 ans, La fede nell'incostanza, donné en 1722, est un échec, mais il connaîtra son premier succès important dès 1729 avec son opéra Dorinda. De 1740 à 1751, il est maître de musique à l'Ospedale dei Mendicanti, il compose 31 ouvrages : 16 motets, 13 arrangements du Salve Regina, et 2 arrangements de psaume.

En 1741, Galuppi est invité à travailler à Londres, « congé » accepté par l'Ospedale dei Mendicanti. Il passe 18 mois en Angleterre pour superviser les productions de la Compagnie d'opéra italienne au King's Theatre. Haendel, compositeur rival, assiste à l'une de ses productions. Galuppi attire également l'attention comme virtuose et compositeur pour clavecin. Charles Burney, musicologue anglais de l’époque écrit : « Galuppi a eu plus d'influence sur la musique anglaise que tout autre compositeur italien ».

En mai 1748, il obtient le poste de maître adjoint de la Capella Marciana de San Marco, dont il devient le maître en 1762.

Approché par le tsar Pierre III en 1761, ce n'est qu'en 1765 qu'il est nommé par Catherine II de Russie compositeur de cour à Saint-Pétersbourg, où il compose quinze œuvres vocales pour l'Église russe orthodoxe. Pendant cette période les autorités vénitiennes lui assurent la conservation de son poste de maître de chapelle et des émoluments correspondants, pourvu qu'il compose chaque année un Gloria et un Credo pour la messe de Noël donnée en la basilique de San Marco, tâche à laquelle il ne faillit pas comme en témoignent les manuscrits conservés à Gênes.

En 1766 il prend la direction du chœur de l'Ospedale degli Incurabili qu'il conservera jusqu'en 1777. Il consacre la fin de sa vie à la musique pour clavecin et aux œuvres religieuses. Il dirige en mai 1782 plusieurs concerts pour la visite à Venise du pape Pie VI.

Bien qu'il soit mondialement connu comme compositeur de nombreux opéras, il compose de la musique sacrée tout au long de sa carrière. Au faîte de sa gloire, Galuppi était plus célèbre que Vivaldi. Il a connu un succès international pendant sa carrière à Vienne, Londres et Saint-Pétersbourg, mais principalement à Venise. Il meurt le 3 janvier 1785. Ses funérailles solennelles ont lieu en l'église San Vidal, où chante notamment le grand castrat Gasparo Pacchiarotti.

 

Le SENS du DIXIT DOMINUS

Premier psaume des Vêpres, c’est un chant de louange au Christ, roi et prêtre éternel.

Le dimanche est le jour par excellence pour célébrer la résurrection du Christ. Ce psaume correspond parfaitement à cette intention : il exalte la royauté et le sacerdoce du Christ victorieux.

Psaume messianique, ce psaume ne peut convenir qu’à Notre Seigneur Jésus-Christ. Son auteur, le Roi David, prédit l’empire sur tous les peuples, et le sacerdoce divin de Jésus-Christ. Le Psaume 110 de David (numéroté 109 pour nos compositeurs) a sans doute été composé au IIe siècle avant Jésus-Christ.

Comme il est écrit dans le Dixit Dominus, le Messie siège à la droite du Père. Il est Fils de Dieu, il est prêtre du Très-Haut, il est Roi vainqueur. Ce psaume est l’un des passages de l’Ancien Testament que Jésus- Christ cite lui-même, lors de sa vie terrestre, pour faire connaître sa divinité.

Ses traductions en musique les plus illustres sont signées Monteverdi, Scarlatti, Vivaldi, Galuppi, Haendel et Mozart.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les conférences des "Lundis culturels de l'E.J.V.", à Versailles:

la 6ère conférence a eu lieu le 19 mars 2018 à 20h30 à l’U.I.A. Impasse des Gendarmes à Versailles, Eric MESTRALLET, créateur des écoles S.O.S. Banlieues nous a présenter leur fonctionnement.

la 7ème conférence aura lieu en janvier 2019, Maurice HAMON, ancien directeur des Relations générales de la Compagnie de Saint-Gobain, en charge de la mémoire, du patrimoine et de la politique de mécénat de ce groupe industriel nous retracera l’histoire
Des miroirs du Soleil,
« LA MANUFACTURE DES GLACES et VERSAILLES aux XVIIè et XVIIIè siècles »


 

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